Pourquoi choisit-on des vies avec autant de blessures ?
Je crois que c’est la première fois que j’écris un article sans chercher à vous apporter des réponses.
Depuis des mois, une seule question tourne dans ma tête. Elle m’accompagne après certains soins. Elle revient lorsque j’écoute l’histoire d’une femme. Elle me traverse quand je repense à mon propre chemin.
Pourquoi ?
Pourquoi certaines vies semblent-elles tellement plus difficiles que d’autres ?
Pourquoi certains enfants naissent-ils dans l’amour quand d’autres connaissent déjà la violence ?
Pourquoi certaines femmes traversent-elles des deuils inimaginables ?
Pourquoi avons-nous parfois l’impression que la vie nous déconstruit avant de nous permettre de nous reconstruire ?
Je n’ai pas la réponse.
Et je crois que personne ne l’a vraiment.
En revanche, j’aime me laisser traverser par les questions.
Lorsque l’on commence à s’intéresser à la spiritualité, on entend souvent que notre âme choisirait certaines expériences avant de s’incarner. Certains parlent de contrats d’âme, d’autres de karma, de mémoires cellulaires, de transgénérationnel, de groupes d’âmes ou encore de libre arbitre.
Toutes ces approches sont passionnantes.
Mais elles me ramènent toujours à la même interrogation.
Pourquoi choisir une vie remplie de blessures plutôt qu'une vie paisible ?
Pourquoi certaines personnes semblent-elles porter tellement de souffrance alors qu’elles sont profondément lumineuses ?
Pourquoi faut-il parfois traverser l’abandon, le rejet, la maladie, un deuil ou un traumatisme pour enfin oser se choisir ?
Certains diront que nous devons comprendre une leçon avant de pouvoir avancer.
Peut-être.
Mais je trouve cela tellement difficile à entendre parfois.
Parce que lorsque la souffrance est immense, on n’a pas toujours envie de chercher une leçon.
On cherche simplement à respirer de nouveau.
Et pourtant… cette question revient sans cesse dans les soins que je pratique.
Est-ce que nous sommes venus apprendre quelque chose ?
Est-ce que ces blessures servent réellement notre évolution… ou celle de notre âme ?
Je n’en sais rien.
Mais je continue à chercher.
À travers les soins énergétiques, je rencontre chaque semaine des femmes incroyablement fortes. Et plus je recueille leurs histoires, plus cette question prend de la place en moi.
J’ai parfois l’impression que nous sommes venus comprendre quelque chose de plus grand.
Mais quoi ?
Sommes-nous venus réparer ?
Comprendre une leçon ?
Transmuter ?
Évoluer ?
Aider notre lignée ?
Ou simplement expérimenter la vie sous toutes ses facettes, même les plus douloureuses ?
Je n’ai aucune certitude.
Seulement une profonde curiosité.
Et si finalement le véritable chemin spirituel ne consistait pas à trouver toutes les réponses, mais à continuer de se poser les bonnes questions ?
Ce qui me trouble le plus, c’est que toutes ces questions ne viennent pas que de mes lectures.
Elles viennent des femmes que j’accompagne.
Elles viennent de leurs histoires.
Elles viennent de ce que je ressens pendant les soins.
Je ne vais pas vous expliquer pourquoi l'âme choisit certaines épreuves. Parce que je ne le sais pas. En revanche, je vais vous partager les questions que les soins énergétiques, les rencontres et ma propre histoire ont fait naître en moi. Peut-être qu'elles feront écho aux vôtres.
Moi, ce que j'ai compris avec le temps
S’il y a une chose que les soins énergétiques m’ont apprise, c’est que plus j’avance… moins j’ai de certitudes.
Au début de mon chemin, je cherchais des réponses.
Aujourd’hui, je cherche surtout à poser les bonnes questions.
Pendant treize ans, j’ai travaillé comme secrétaire. Les trois dernières années ont été particulièrement difficiles. Chaque matin, je montais dans ma voiture avec une boule au ventre. Je pleurais avant d’aller travailler, sans vraiment comprendre pourquoi. Avec le recul, je réalise que j’étais complètement désalignée avec la femme que j’étais en train de devenir.
Puis la vie m’a profondément bouleversée.
J’ai perdu mon fils Raphaël à cinq mois de grossesse.
Pendant longtemps, une question m’a accompagnée.
Pourquoi ?
Et une autre, encore plus difficile à accepter.
Si quelqu’un me disait aujourd’hui :
« Tu peux effacer toute ton histoire. »
Je répondrais non.
Non parce qu’aujourd’hui je me sens profondément alignée avec la femme que je suis devenue.
Est-ce que j’adoucirais certains événements ?
Bien sûr.
Je ne souhaiterais à aucune femme de devoir organiser les funérailles du bébé qu’elle porte encore dans son ventre.
Mais malgré tout cela, je sens que chacune de ces expériences m’a amenée exactement là où je suis aujourd’hui.
Et cette pensée me bouleverse autant qu’elle m’apaise.
Avec le temps, j’ai même le sentiment que Rafaèl continue de marcher à mes côtés.
J’aime penser qu’il est devenu l’un de mes guides au début de mon cheminement en tant que médium & énergéticienne et cette pensée m’apporte une paix immense.
Si je m'étais choisie plus tôt, si j'avais osé écouter mon intuition dès 2012 au lieu de rester dans une vie qui ne me ressemblait plus... est-ce que cette histoire aurait été différente ?
Je ne connaîtrai probablement jamais la réponse.
Et aujourd’hui, je ne suis même plus certaine de vouloir la connaître.
Parce qu’avec le temps, j’ai compris que certaines questions ne sont peut-être pas faites pour être résolues. Elles sont là pour nous ouvrir à quelque chose de plus grand que nous.
Et pourtant, il y a une question qui continue de me révolter.
Je me demande souvent pourquoi il faut parfois autant souffrir pour évoluer.
Pourquoi certaines âmes semblent-elles devoir traverser des épreuves si lourdes pour enfin se choisir ?
Pourquoi ne pas revenir vivre une incarnation toute simple ? Une vie « peace and love », remplie d’amour, de joie et de sérénité ?
Si l’objectif est réellement de faire évoluer notre âme… pourquoi choisir le chemin le plus difficile ?
C’est probablement la question qui m’habite le plus aujourd’hui.
Quelques années plus tard, ma fille Lilie est arrivée dans nos vies.
Je la remercie souvent de nous avoir choisis comme parents.
Et c’est aussi grâce à elle que j’ai trouvé la force de me choisir.
Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie qui m’éteignait un peu plus chaque matin.
Alors j’ai quitté mon ancien métier.
Je ne savais pas exactement où j’allais.
Je savais seulement que je ne pouvais plus revenir en arrière.
Pour moi, se choisir, ce n’est pas penser à soi avant les autres.
C’est arrêter de se trahir.
C’est écouter tous ces signaux que notre corps, notre cœur et notre intuition nous envoient depuis parfois des années.
C’est avoir le courage de dire : « Cette vie-là n’est plus la mienne. »
Les soins énergétiques n’ont fait que renforcer cette conviction.
Chaque semaine, je rencontre des femmes extraordinaires.
Des femmes qui doutent d’elles, qui ont oublié leur valeur, qui portent des blessures parfois immenses… alors que, sous mes mains, je ressens surtout des âmes profondément lumineuses.
Il m’arrive souvent de penser, en silence :
« Mais regarde comme tu es belle… pourquoi ne le vois-tu pas ? »
C’est aussi pour cela que je les appelle mes Reines.
Parce qu’une reine ne cesse jamais de l’être.
Parfois, elle oublie simplement qu’elle porte déjà sa couronne.
Et si mon rôle était simplement de lui rappeler de la remettre sur sa tête.
Et c’est peut-être là que je comprends le mieux pourquoi j’aime tant accompagner ces femmes.
Pendant un soin, je ne cherche pas à leur apporter quelque chose qu’elles n’ont pas.
Je cherche simplement à remettre de la lumière sur toutes les fois où elles ont déjà su.
Toutes les fois où elles ont ressenti.
Toutes les fois où leur intuition leur soufflait la bonne direction, mais où elles ont fini par douter d’elles-mêmes.
Nous vivons dans une société qui nous pousse à nous couper de nos ressentis, de nos besoins et parfois même de nos convictions. Alors, peu à peu, nous oublions que nous avons toujours eu en nous les réponses dont nous avions besoin.
Mon rôle n’est peut-être pas de leur montrer un nouveau chemin.
Il est simplement de leur tendre un miroir, pour qu’elles se souviennent de la femme qu’elles ont toujours été.
C’est aussi pour cette raison que je crois que le bonheur ne peut pas dépendre uniquement des autres.
Nous passons souvent notre vie à attendre qu’une personne, un travail, une reconnaissance ou une relation vienne nous rendre heureux.
Mais je me demande si la véritable joie ne commence pas lorsque l’on apprend à être bien avec soi-même.
Prendre un café seul.
Aller déjeuner seul.
Marcher seul.
Sourire à son reflet dans le miroir.
Puis, seulement ensuite, partager cette joie avec ceux que l’on aime.
Pour moi, c’est peut-être cela, l’alignement : revenir à soi avant de chercher à l’extérieur.
Et c’est peut-être cela qui me touche le plus pendant les soins.
Nous vivons dans une société qui nous apprend très tôt à chercher à l’extérieur ce qui se trouve déjà à l’intérieur de nous.
Nous attendons qu’un compagnon nous rende heureux.
Qu’un travail nous apporte notre valeur.
Qu’un regard nous rassure.
Qu’une reconnaissance nous donne confiance.
Alors qu’au fond…
la joie est peut-être un état intérieur.
C'est aussi pour cette raison que je crois que le bonheur ne peut pas dépendre uniquement des autres.
Nous passons souvent notre vie à attendre qu’une personne, un travail, une reconnaissance ou une relation vienne nous rendre heureux.
Mais je me demande si la véritable joie ne commence pas lorsque l’on apprend à être bien avec soi-même.
Prendre un café seul.
Aller déjeuner seul.
Marcher seul.
Sourire à son reflet dans le miroir.
Puis, seulement ensuite, partager cette joie avec ceux que l’on aime.
Pour moi, c’est peut-être cela, l’alignement : revenir à soi avant de chercher à l’extérieur.
Et c’est peut-être cela qui me touche le plus pendant les soins.
Nous vivons dans une société qui nous apprend très tôt à chercher à l’extérieur ce qui se trouve déjà à l’intérieur de nous.
Nous attendons qu’un compagnon nous rende heureux.
Qu’un travail nous apporte notre valeur.
Qu’un regard nous rassure.
Qu’une reconnaissance nous donne confiance.
Alors qu’au fond…
la joie est peut-être un état intérieur.
Je me demande parfois si nous ne passons pas une grande partie de notre vie à chercher le bonheur au mauvais endroit.
Au fil des soins, une autre question s’est invitée.
Je repense souvent à l’un de mes premiers soins.
Une femme venait d’apprendre que l’homme qu’elle avait toujours considéré comme son père n’était pas son père biologique.
Pendant le soin, une arrière-tante est venue se présenter.
J’ai commencé à canaliser une partie de son histoire.
Cette femme avait eu une fille avec un autre homme que son mari.
Plus le soin avançait, plus une question grandissait en moi.
Pourquoi cette âme revenait-elle avec autant de force accompagner cette femme aujourd’hui ?
Était-ce simplement une ancêtre venue transmettre un message ?
Ou existait-il un lien encore plus profond entre elles ? et si ma consultante était la fille de son ancêtre et que l’histoire se rejouait ?
Je n’ai évidemment aucune certitude.
Mais ce soin a profondément changé ma manière de regarder les liens familiaux.
Et si nous étions plusieurs fois liés aux mêmes âmes ?
Et si certaines familles étaient en réalité des groupes d’âmes qui se retrouvent au fil des incarnations ?
Lorsque je rencontre certaines personnes, j’ai parfois cette étrange sensation que nous nous connaissons depuis toujours.
J’ai ressenti cela avec mon compagnon.
Tout était simple. Naturel. Comme des retrouvailles. Comme si nous reprenions une histoire déjà commencée ailleurs.
Avec Lilie, c’était différent.
J’ai toujours eu l’impression que nous avancions en parallèle depuis très longtemps… avant de nous retrouver enfin dans cette vie.
Est-ce une vérité ?
Je n’en sais rien.
Mais cette intuition ne me quitte plus.
Une lecture a particulièrement nourri cette réflexion : Bienvenue sur Terre de Sylvie Ouellet. L’autrice y évoque l’idée que les âmes pourraient préparer ensemble les grandes lignes de leur incarnation avant de venir sur Terre.
Je ne prends pas cette vision comme une certitude.
Mais elle m’a amenée à regarder certains événements de ma vie sous un angle différent.
Non pas pour justifier la souffrance.
Jamais.
Mais pour accepter qu’il existe peut-être des dimensions de notre existence qui dépassent encore complètement notre compréhension.
Une idée développée dans ce livre m’a particulièrement interpellée.
Celle selon laquelle, avant de nous incarner, les âmes choisiraient ensemble les grandes lignes de leur histoire.
Certaines accepteraient même d’endosser les rôles les plus difficiles afin de permettre à une autre âme de libérer une blessure, une mémoire cellulaire ou un schéma transgénérationnel.
J’avoue que cette idée me fascine autant qu’elle me bouscule.
Parce que si je peux l’entendre intellectuellement…
Mon cœur de femme a parfois beaucoup plus de mal.
Je pense notamment à une personne qui m’a raconté avoir entendu toute son enfance cette phrase de la bouche de sa mère :
« S’il y avait eu la pilule, tu ne serais pas là. »
Comment construit-on son estime de soi après avoir entendu cela ?
Comment pardonner ?
Et d’ailleurs…
Pardon envers qui ?
Sa mère ?
La vie ?
Soi-même ?
C’est précisément dans ces moments-là que je mesure combien il est facile d’avoir des théories spirituelles…
…et combien il est difficile de les vivre lorsque la souffrance est réelle.
Aujourd’hui, je continue à me poser des questions.
Je continue à observer.
À écouter.
À accompagner.
Et plus les années passent, plus je crois que l’évolution ne consiste pas seulement à guérir nos blessures.
Elle consiste aussi à apprendre à nous choisir, à retrouver la joie d’être nous-mêmes et à transmettre cette lumière autour de nous.
Peut-être que c’est là que commence la véritable transformation.
Pour aller plus loin : et si les rencontres n'étaient jamais un hasard ?
S’il y a une chose qui me fascine autant que les blessures, ce sont les rencontres.
Pourquoi certaines personnes traversent-elles notre vie en quelques jours seulement… alors que d’autres nous marquent pour toujours ?
Pourquoi ressent-on parfois une connexion immédiate avec quelqu’un que l’on vient juste de rencontrer ?
Pourquoi certaines personnes réveillent-elles le meilleur de nous-mêmes… tandis que d’autres viennent toucher nos blessures les plus profondes ?
Là encore, je n’ai pas de réponse.
Mais les soins énergétiques m’ont appris à regarder ces rencontres autrement.
Je me demande souvent si chaque personne qui entre dans notre vie ne vient pas nous montrer quelque chose.
Parfois, elle nous rappelle qui nous sommes.
Parfois, elle nous pousse à nous dépasser.
Parfois, elle nous oblige à poser des limites.
Parfois encore, elle nous confronte à une blessure que nous pensions avoir dépassée.
Et si tout cela faisait partie du chemin ?
Je me pose aussi une autre question.
Et si certaines personnes faisaient déjà partie de notre histoire, bien avant notre naissance ?
Je pense à ces relations qui semblent évidentes dès le premier regard. À ces amitiés qui reprennent naturellement après des années sans se voir. À ces personnes que l’on retrouve et avec lesquelles on a l’impression de reprendre une conversation interrompue depuis longtemps.
Je le ressens parfois avec certaines de mes Reines.
Je le ressens avec des amis que je n’ai pas vus depuis des années et qui viennent recevoir un soin. Malgré le temps qui a passé, il se dégage une confiance, une évidence, comme si nos chemins s’étaient simplement éloignés avant de se recroiser au bon moment.
Alors je me surprends à imaginer…
Et si, avant de nous incarner, nous nous étions simplement dit :
« Si un jour je perds le fil de qui je suis, promets-moi de me le rappeler. »
Est-ce vrai ?
Je n’en sais rien.
Mais je trouve cette idée profondément belle.
Parce qu’au fond, peu importe la réponse.
Si chaque rencontre nous aide à grandir, à aimer davantage, à nous choisir ou à nous souvenir de qui nous sommes, alors elle a déjà transformé quelque chose en nous.
Et peut-être est-ce cela, le véritable cadeau des rencontres.
D'accord... si certaines rencontres ne sont peut-être pas un hasard... alors où s'arrête ce qui est prévu ? Et où commence mon libre arbitre ?
Piste de réflexion : et notre libre arbitre dans tout ça ?
S’il y a bien une question à laquelle je reviens sans cesse, c’est celle du libre arbitre.
Si notre âme choisit certains apprentissages avant de s’incarner… sommes-nous vraiment libres ?
Et si tout était déjà écrit, à quoi servirait chacune de nos décisions ?
À l’inverse, si tout dépend uniquement de nos choix, pourquoi certaines expériences semblent-elles s’imposer à nous malgré tous nos efforts ?
Je n’ai pas de réponse définitive.
En revanche, une idée revient souvent dans mes réflexions.
J’ai entendu plusieurs fois, notamment dans les traditions chamaniques, que l’avenir n’était pas figé. Les praticiens capteraient une énergie à un instant donné, donc un futur possible à cet instant précis. Mais si notre énergie évolue, si nous guérissons une blessure, si nous changeons notre regard ou nos choix, alors ce futur peut lui aussi évoluer.
Cette vision me parle beaucoup.
Peut-être qu’il n’existe pas un seul avenir, mais une multitude de chemins possibles.
Peut-être que certaines grandes étapes de notre vie sont là pour nous remettre sur notre chemin lorsque nous nous en éloignons.
Et peut-être aussi que notre plus grande liberté réside dans notre manière de traverser ces expériences.
Nous ne choisissons pas toujours ce qui nous arrive.
En revanche, nous pouvons choisir ce que nous décidons d’en faire.
Rester enfermés dans nos blessures.
Ou, doucement, les transformer.
Aujourd'hui, lorsque je parle de transmutation, je ne veux pas dire que l'on efface une blessure.
Une blessure fait partie de notre histoire.
Une cicatrice restera toujours une cicatrice.
En revanche, je crois qu’il est possible de transformer ce qui continue de vibrer autour d’elle.
Déprogrammer peu à peu le traumatisme.
Apaiser la mémoire cellulaire.
Libérer les énergies lourdes, toxiques ou limitantes qui s’y sont accrochées.
Et reprogrammer autre chose.
Un peu plus d’amour.
Un peu plus de confiance.
Un peu plus de paix.
La blessure est toujours là.
Mais elle ne dirige plus notre vie.
Transformer une mémoire douloureuse en une force.
Remplacer la peur par un peu plus de confiance.
Le rejet par un peu plus d’amour.
La colère par un peu plus de paix.
Et continuer d’avancer, sans oublier d’où l’on vient.
Deux romans de Stéphanie Abellan m’ont particulièrement touchée : Le Secret du Betty Lagoon et Partout je te chercherai. Derrière leurs histoires, ils proposent une réflexion sensible sur les liens entre les âmes, les incarnations, les choix de vie et les retrouvailles. Ce ne sont pas des livres qui apportent des réponses toutes faites. Ils invitent plutôt à ouvrir notre regard et à imaginer d’autres possibles.
Et peut-être est-ce cela que j’ai envie de vous laisser en refermant cet article.
Non pas une certitude.
Mais une question.
Et si le véritable chemin spirituel ne consistait pas à comprendre pourquoi tout est arrivé... ...mais à décider de ce que nous faisons de ce qui nous est arrivé ?
Parce que s’il y a une chose dont je suis certaine aujourd’hui, c’est celle-ci.
Chaque fois qu’une femme choisit enfin de s’écouter, de remettre sa couronne sur sa tête et d’avancer malgré ses blessures…
Il ne se passe pas seulement quelque chose en elle.
Il se passe quelque chose autour d’elle.
Dans sa famille.
Dans ses enfants.
Dans les générations qui suivront.
Et peut-être même, qui sait…
Bien au-delà de cette vie.
Et si ce texte avait réveillé quelque chose en toi...
Peut-être que tu refermes cet article avec encore plus de questions qu’en l’ouvrant.
Et tu sais quoi ?
Je crois que c’est très bien ainsi.
Parce que certaines questions ne sont pas là pour être résolues immédiatement. Elles nous accompagnent, nous font évoluer et nous invitent à regarder notre vie sous un autre angle.
Alors, plutôt que de chercher une réponse universelle, je t’invite à te poser une seule question :
Et moi, qu’est-ce que je choisis de faire de mon histoire ?
Non pas pour effacer ce que tu as vécu.
Non pas pour donner un sens à tout prix à chacune de tes blessures.
Mais pour continuer à avancer, un pas après l’autre, avec un peu plus de douceur envers toi-même.
Et si, finalement, c’était déjà une magnifique façon d’honorer ton chemin.

