La médiumnité, c'est quoi ?
Il y a des articles qui s’écrivent en quelques heures.
Et puis il y a ceux qui attendent patiemment le bon moment.
Celui-ci fait partie de la deuxième catégorie.
Cela fait plusieurs mois que je souhaite écrire sur la médiumnité. À plusieurs reprises, j’ai ouvert une page blanche. J’ai commencé quelques lignes, puis je les ai effacées. Non pas parce que je ne savais pas quoi dire… mais parce que je ne savais pas par quel bout commencer.
Comment expliquer un mot qui, pendant si longtemps, m’a fait peur ?
Comment parler d’un sujet qui est encore aujourd’hui entouré de tant de croyances, de clichés et parfois même de moqueries ?
Et surtout…
Comment mettre des mots sur quelque chose qui, pour moi, est avant tout une expérience vécue ?
Puis, comme souvent dans la vie, c’est une simple conversation qui est venue tout éclairer.
Une story Instagram qui m'a fait réfléchir
Je suivais les stories d’une créatrice dont j’apprécie énormément le travail. Elle crée des livres, des oracles et de nombreux supports autour de l’énergétique.
Avec beaucoup de simplicité, elle racontait qu’une personne de son entourage lui avait dit une nouvelle fois :
« Je pense que tu tends vers la médiumnité… Tu vas être médium. »
Cette phrase m’a immédiatement arrêtée.
Sans vraiment réfléchir, je lui ai envoyé un message.
Je lui ai simplement demandé :
« Pourquoi est-ce que tu ne te considères pas comme médium ? »
Sa réponse m’a profondément touchée.
Elle m’a répondu quelque chose comme :
« Pour moi, un médium, c’est quelqu’un qui fait des prédictions. Alors peut-être qu’au sens large… oui, je le suis. »
Je suis restée quelques instants devant son message.
Puis je me suis dit :
« Mais oui… c’est exactement ça. »
Pas parce qu’elle était médium ou non.
Mais parce que je venais de comprendre pourquoi cet article attendait depuis si longtemps.
Je crois que nous sommes nombreux à avoir une image très réductrice de la médiumnité.
Quand on entend le mot médium, beaucoup imaginent immédiatement une personne qui prédit l’avenir, annonce des événements ou communique avec les défunts.
Comme si ce mot ne pouvait représenter qu’une seule réalité.
Pourtant, au fil de mon propre chemin, j’ai découvert une tout autre vision.
Une vision beaucoup plus vaste.
Beaucoup plus vivante.
Et surtout… beaucoup plus belle.
Si je devais dessiner la médiumnité…
Je ne dessinerais pas une boule de cristal.
Je dessinerais un arbre.
Un immense arbre.
Ses racines s’enfoncent profondément dans la Terre.
Elles représentent notre ancrage.
Car, contrairement à ce que l’on imagine parfois, plus nous explorons les mondes subtils, plus nous avons besoin d’être profondément reliés à la Terre. L’un ne va pas sans l’autre.
Au cœur de cet arbre circule une sève.
Pour moi, cette sève représente l’énergie de vie.
Cette énergie qui traverse chacun d’entre nous.
Celle qui nous relie au vivant.
Puis viennent les branches.
Et c’est là que, selon moi, tout devient passionnant.
Certaines branches s’appellent la guidance.
D’autres la voyance.
D’autres encore les soins énergétiques.
Les voyages astraux.
La communication avec les guides.
Le travail sur les mémoires karmiques.
Les libérations transgénérationnelles.
L’accès aux Annales Akashiques.
La lecture énergétique.
Et je suis persuadée qu’il existe encore bien d’autres branches que je ne connais pas encore.
Parce que je crois qu’on ne cesse jamais d’apprendre.
J’aime cette image de l’arbre parce qu’elle me rappelle qu’aucun parcours ne ressemble à un autre.
Certains vont développer davantage la branche de la guidance.
D’autres ressentiront naturellement les énergies.
D’autres encore auront une connexion particulière avec les rêves, les symboles ou l’écriture inspirée.
Et aucun chemin n’est supérieur à un autre.
Chaque arbre pousse selon sa propre nature.
Chaque branche se développe au rythme qui est juste pour elle.
Une vision qui a complètement changé ma manière de voir la médiumnité
Pendant longtemps, je pensais qu’être médium signifiait appartenir à une catégorie bien précise.
Aujourd’hui, je n’en suis plus certaine.
Je vois plutôt la médiumnité comme une immense famille.
Une famille dans laquelle chacun exprime le lien avec l’invisible à sa manière.
Quand une personne réalise une guidance avec le cœur.
Quand une autre canalise un soin énergétique.
Quand une autre encore reçoit des informations pendant un rêve.
Quand quelqu’un écrit un texte qui semble s’écrire presque tout seul.
Je me demande si toutes ces expériences ne parlent pas finalement le même langage.
Pas exactement de la même façon.
Mais avec une même intention : celle de créer un pont entre ce qui est visible… et ce qui ne l’est pas.
Cette vision ne demande pas d’y croire.
Elle n’a pas vocation à convaincre.
Elle est simplement celle qui résonne aujourd’hui en moi.
Et pourtant…
Il y a encore quelques années…
Je n’aurais jamais été capable d’écrire tout cela.
Parce qu’à cette époque, le simple fait de prononcer le mot médium me mettait profondément mal à l’aise.
Et c’est précisément ce que j’aimerais te raconter dans la suite de cet article.
Moi, ce que j'ai compris avec le temps
En repensant à cette conversation Instagram, une évidence s’est imposée à moi.
Pour moi, au regard de tout ce que cette créatrice transmet, de tout ce qu’elle crée, de la manière dont elle accompagne les personnes et de l’énergie qui se dégage de son travail, elle est déjà médium.
Je le lui ai d’ailleurs répondu.
Et puis, quelques minutes plus tard, je me suis mise à sourire.
Parce que j’ai compris que, quelques années auparavant… j’aurais probablement répondu exactement la même chose qu’elle.
Pendant longtemps, je ne me suis jamais présentée comme médium.
Ce mot me dérangeait.
Il me faisait peur.
Dans mon esprit, il était presque devenu un gros mot.
Je l’associais uniquement à la voyance, aux prédictions, aux clichés véhiculés par la télévision ou encore aux jugements que l’on peut parfois entendre : « Elle est folle », « Elle est perchée », « Elle raconte n’importe quoi ».
Aujourd’hui, avec le recul, je comprends que cette peur n’était pas seulement la mienne.
Elle était beaucoup plus ancienne.
Quand les peurs ne nous appartiennent pas entièrement
Au fil de mon chemin spirituel, j’ai beaucoup travaillé sur moi.
J’ai exploré mes blessures.
Mes croyances.
Mes mémoires.
J’ai reçu de nombreux soins énergétiques et j’ai également choisi de me faire accompagner par d’autres énergéticiens afin d’aller toujours un peu plus loin dans ce travail de libération.
Au cours de ce cheminement, j’ai profondément ressenti que les femmes de ma lignée maternelle portaient, elles aussi, une relation particulière avec l’invisible.
Certaines avaient beaucoup d’intuition.
D’autres percevaient des choses qu’elles n’osaient pas raconter.
Mais toutes semblaient avoir appris à se taire.
À cacher.
À minimiser.
Comme si ces capacités devaient rester secrètes.
Comme si elles étaient quelque chose dont il valait mieux ne pas parler.
À travers les soins que j’ai vécus, mais aussi selon mes propres croyances spirituelles, j’ai également exploré ce que je ressens comme des mémoires bien plus anciennes, où ces capacités auraient pu être source de rejet, d’exclusion ou de souffrance.
Je ne cherche pas ici à convaincre qui que ce soit.
Je partage simplement mon vécu.
Parce que ces mémoires, qu’elles soient symboliques, transgénérationnelles ou liées, selon mes croyances, à d’autres incarnations, étaient bien réelles dans ce qu’elles provoquaient en moi.
Elles expliquaient cette peur irrationnelle d’être vue.
Cette peur d’assumer pleinement qui j’étais.
Cette peur de prononcer un simple mot.
Médium.
Le jour où tout a changé
Puis un jour…
Sans que je puisse dire exactement quand.
Quelque chose s’est déplacé à l’intérieur de moi.
Il n’y a pas eu une grande révélation.
Pas un éclair dans le ciel.
Mais une succession d’évidences.
Je me suis regardée avec beaucoup plus de douceur.
Et je me suis posé une question très simple.
Pourquoi ai-je autant de mal à utiliser ce mot alors que, chaque jour, je vis déjà ce qu’il représente ?
Je canalise.
Je communique avec mon guide.
Je reçois des images.
Des mots.
Des sensations.
Parfois des émotions qui ne m’appartiennent pas.
Je réalise des soins énergétiques.
Je travaille sur des mémoires karmiques.
Sur des mémoires transgénérationnelles.
Je peux être amenée à vivre des voyages astraux.
Je perçois des informations qui arrivent sans que mon mental ne puisse les fabriquer.
Alors…
Pourquoi continuer à avoir peur d’un mot ?
Petit à petit, j’ai compris que ce n’était pas le mot qui me faisait peur.
C’était le regard que les autres pouvaient poser sur lui.
Et un jour, j’ai simplement arrêté de me cacher.
J’ai écrit sur mon profil Instagram puis sur Facebook :
Médium & Énergéticienne.
Cela peut sembler anodin.
Pour moi, cela ne l’était pas.
Parce que derrière ces deux mots se cachait tout un chemin de libération.
Je n’étais pas devenue médium ce jour-là.
J’avais simplement arrêté de cacher la médium que j’étais déjà.
Une autre manière d’accompagner
Avec le temps, quelque chose d’autre a changé.
Ma façon de regarder les personnes qui viennent à ma rencontre.
Pendant longtemps, je les appelais mes clientes.
Puis je me suis rendu compte que ce mot ne résonnait plus avec ce que je vivais.
Aujourd’hui, dans mon cœur, je les appelle les Reines.
Parce que je ne vois pas des clientes assises sur une table de soin.
Je vois des femmes qui, parfois sans même le savoir, sont en train de retrouver leur royaume intérieur.
Des femmes qui viennent déposer leurs armures.
Leurs peurs.
Leurs blessures.
Leurs mémoires.
Des femmes qui choisissent de se rencontrer enfin.
Je ne fais pas le chemin à leur place.
Je marche simplement quelques pas avec elles.
Et quel privilège…
À chaque soin, j’apprends autant qu’elles.
Parce que la médiumnité, telle que je la vis aujourd’hui, n’est jamais figée.
Elle évolue.
Elle s’affine.
Elle me surprend encore.
Récemment, mon guide m’a transmis un nouveau protocole de soin.
Je ne savais pas encore où il allait me conduire.
Lors d’un accompagnement, j’ai eu accès, à travers cette nouvelle manière de canaliser, à une scène qui m’a profondément émue.
J’ai eu la sensation de rejoindre cette Reine alors qu’elle était encore dans le ventre de sa maman.
Comme si je traversais symboliquement le cordon ombilical pour aller observer ce qui se jouait déjà à ce moment-là.
Une problématique essentielle est apparue.
Et tout a pris sens.
Ce jour-là, je suis sortie de ce soin profondément touchée.
Non pas parce que j’avais « vu » quelque chose d’extraordinaire.
Mais parce que j’avais une nouvelle fois compris que nous n’avons probablement encore exploré qu’une infime partie des possibilités de la conscience.
Ces expériences ne nourrissent pas mon besoin d’avoir raison.
Elles nourrissent surtout mon humilité.
Elles me rappellent qu’il existe encore tellement de choses que je ne comprends pas.
Et c’est précisément cela qui me passionne.
Parce que, finalement…
Plus j’avance sur ce chemin…
Moins j’ai de certitudes.
Mais plus mon émerveillement grandit.
Pour aller plus loin
Peut-être qu’en lisant cet article, tu t’es reconnu dans certaines lignes.
Peut-être que, depuis toujours, tu ressens des choses que tu n’arrives pas à expliquer.
Peut-être que ton intuition te surprend régulièrement.
Peut-être que tu fais des rêves particulièrement marquants.
Peut-être qu’il t’arrive de penser très fort à une personne juste avant qu’elle ne t’appelle.
Ou peut-être que rien de tout cela ne t’est familier… et c’est tout aussi juste.
Je crois profondément que chacun avance à son propre rythme.
Il n’y a rien à prouver.
Rien à forcer.
Rien à réussir.
La médiumnité n’est pas une course.
Ce n’est pas une compétition.
Et encore moins un objectif à atteindre.
À mes yeux, c’est avant tout un chemin de connaissance de soi.
Un chemin où l’on apprend à écouter un peu moins son mental… et un peu plus son cœur.
Et si tu ressens un appel…
Si, au fond de toi, quelque chose vibre en lisant ces mots, je t’invite simplement à rester curieux.
Lis.
Questionne.
Explore.
Il existe aujourd’hui de magnifiques ouvrages qui permettent d’aborder la médiumnité, la canalisation, l’énergétique ou encore les guides spirituels avec beaucoup de douceur.
Je n’ai pas appris en une journée.
Je continue encore aujourd’hui à me former, à lire, à expérimenter et à remettre certaines de mes certitudes en question.
Je crois qu’un médium n’a jamais terminé d’apprendre.
Et c’est justement ce qui rend ce chemin si passionnant.
Commencer simplement
Très souvent, on me demande :
« Comment savoir si j’ai des capacités ? »
Ma réponse surprend parfois.
Je ne cherche pas à savoir si une personne « a des capacités ».
Je préfère lui demander :
Est-ce que tu t’autorises à t’écouter ?
Parce que tout commence là.
Dans le silence.
Dans la présence.
Dans cette capacité à ralentir.
Tu n’as pas besoin d’un rituel compliqué.
Tu peux commencer très simplement.
Choisis un moment où tu sais que tu ne seras pas dérangé.
Allume une bougie.
Respire profondément.
Ferme les yeux.
Ramène doucement ton attention vers ton cœur.
Puis pose une intention.
Pas une attente.
Une intention.
Par exemple :
« Si un message est juste pour moi aujourd’hui, je suis prêt(e) à le recevoir. »
Puis laisse faire.
Sans chercher.
Sans analyser.
Sans vouloir absolument vivre quelque chose d’extraordinaire.
Parfois, il ne se passe rien.
Parfois, une émotion apparaît.
Parfois, une sensation.
Parfois, une image.
Parfois… simplement une grande paix intérieure.
Et tout cela est déjà précieux.
Demander un signe…
J’aime beaucoup proposer un petit exercice tout simple.
Demande un signe.
Mais pas un signe que tu vois tous les jours.
Si tu demandes une plume blanche… tu risques d’en remarquer partout.
Alors amuse-toi.
Demande quelque chose d’inhabituel.
Un éléphant rose.
Une licorne.
Un colibri.
Une montgolfière.
Ou n’importe quel symbole qui te fait sourire à voir dans les 48h.
Puis continue simplement ta journée.
Sans être dans l’attente.
Sans scruter chaque détail.
Et observe.
Parfois, la vie répond de manière étonnante.
Parfois, elle répond autrement que ce que l’on imaginait.
Et parfois… elle ne répond pas.
Là encore, tout est juste.
Une qualité qui me semble essentielle
S’il y a une chose que ce chemin m’a apprise, c’est l’humilité.
Plus j’avance.
Plus je découvre l’immensité de ce que j’ignore.
Plus je comprends que je ne détiens aucune vérité.
Je partage uniquement mon expérience.
Ce que je vis.
Ce que je ressens.
Ce qui fait sens pour moi aujourd’hui.
Et je sais que cela continuera certainement d’évoluer.
Je crois qu’un véritable chemin spirituel nous rend moins affirmatifs et plus ouverts.
Il nous apprend à accueillir le mystère plutôt qu’à vouloir tout expliquer.
Et surtout…
N’oublie jamais une chose.
Tu n’as pas besoin de devenir médium pour être profondément relié à toi-même.
Tu n’as pas besoin de voir, d’entendre ou de ressentir comme quelqu’un d’autre.
Tu n’as pas besoin de comparer ton chemin à celui de ton voisin.
Nous sommes tous uniques.
Et c’est précisément cette diversité qui rend le monde si riche.
Alors, si tu sens un appel…
Écoute-le.
Si tu n’en ressens aucun…
C’est parfait aussi.
Le plus important n’est peut-être pas de développer des capacités.
Le plus important est peut-être simplement d’apprendre à devenir pleinement soi.
Piste de réflexion
Si tu es arrivé jusqu’ici, tu as peut-être remarqué une chose.
Au début de cet article, je t’ai présenté la médiumnité comme un arbre.
Ses racines représentaient notre ancrage.
Sa sève, l’énergie qui circule en chacun de nous.
Et ses branches, toutes ces différentes façons d’entrer en relation avec l’invisible : la guidance, la voyance, les soins énergétiques, les voyages astraux, les mémoires karmiques, les Annales Akashiques…
Pendant longtemps, c’est ainsi que je voyais les choses.
Pour moi, le tronc de cet arbre était la médiumnité.
Puis un livre est venu doucement bousculer cette vision.
Pendant ma grossesse, j’ai lu Les 9 Marches, écrit par Anne Givaudan et Daniel Meurois.
J’ai découvert cet ouvrage alors que j’attendais ma fille, et je crois qu’il est arrivé dans ma vie exactement au bon moment.
Les auteurs y racontent, selon leur propre démarche spirituelle, le processus d’incarnation d’une âme pendant les neuf mois de la grossesse à travers un travail de canalisation.
Je ne te partage pas cela pour te convaincre.
Simplement parce que cette lecture a profondément nourri ma réflexion.
Et depuis quelque temps, une question revient régulièrement dans mon esprit.
Et si je m’étais trompée d’arbre ?
Et si le véritable tronc n’était pas la médiumnité…
Mais la canalisation ?
Et si tout commençait par là ?
Quand je regarde mon propre parcours aujourd’hui, je me rends compte que tout ce que je fais commence toujours par la même chose.
Je me relie.
Je me mets dans un état de présence.
J’apaise mon mental.
J’ouvre mon cœur.
Puis je canalise.
Ensuite seulement viennent les informations.
Les ressentis.
Les images.
Les mots.
Les soins.
Les libérations.
Les guidances.
Alors, finalement…
La médiumnité n’est-elle qu’une branche parmi d’autres ?
Une magnifique branche, bien sûr.
Mais une branche tout de même.
Et si la canalisation était le véritable point de départ ?
Je n’ai pas de réponse.
Seulement une intuition qui grandit un peu plus chaque jour.
Et si nous canalisions tous… sans le savoir ?
C’est certainement la question qui m’habite le plus aujourd’hui.
Parce que, plus j’avance sur mon chemin, plus j’observe la vie autrement.
Quand un peintre dit :
« Je ne sais pas d’où m’est venue cette idée… »
Quand un écrivain raconte que son histoire semblait déjà écrite quelque part.
Quand un musicien explique que la mélodie lui est arrivée d’un seul coup.
Quand un chef ajoute spontanément une épice qui transforme complètement son plat.
Quand une maman se réveille au milieu de la nuit parce qu’elle sent que son bébé a besoin d’elle.
Quand un scientifique cherche une solution pendant des semaines et que, soudain, tout devient limpide sous sa douche ou au réveil.
Quand mon père se couche avec une problématique en tête et ouvre les yeux le lendemain en ayant trouvé la réponse grâce à un rêve.
Quand toi aussi, tu cherches désespérément où tu as posé un document… et qu’au moment où tu n’y penses plus, la réponse apparaît comme une évidence.
Que s’est-il passé ?
Était-ce simplement le cerveau qui continuait son travail ?
Était-ce l’intuition ?
Était-ce une forme d’inspiration ?
Ou était-ce déjà une forme de canalisation ?
Je ne sais pas.
Et, finalement…
Je crois que je n’ai plus besoin de savoir.
Nous sommes peut-être bien plus reliés que nous ne le pensons
À mes yeux, nous sommes avant tout des êtres d’énergie.
Nous sommes en permanence traversés par des informations, des émotions, des vibrations.
Certaines nous appartiennent.
D’autres nous inspirent.
Certaines nous élèvent.
D’autres nous invitent à grandir.
Je crois aussi que chacun est venu expérimenter quelque chose de différent.
Certaines personnes développeront naturellement leurs capacités médiumniques.
D’autres deviendront des guérisseurs extraordinaires.
D’autres encore mettront cette connexion au service de la musique, de l’écriture, de la peinture, de la cuisine, de la recherche, de l’enseignement ou simplement de l’amour qu’ils offrent autour d’eux.
Je ne crois pas que nous soyons tous venus faire la même chose.
En revanche…
Je crois profondément que nous sommes tous capables de nous relier à quelque chose de plus grand que nous.
À notre manière.
À notre rythme.
Avec notre propre langage.
Et si ce texte avait réveillé quelque chose en toi...
Si je devais réécrire le début de cet article aujourd’hui, je ne changerais qu’une seule chose.
Je ne dirais plus :
« La médiumnité est un arbre. »
Je dirais plutôt :
La canalisation est peut-être un immense arbre…
Et la médiumnité n’est peut-être qu’une de ses plus belles branches.
Cette réflexion n’engage que moi.
Elle évoluera peut-être encore dans quelques années.
Parce que je continue d’apprendre.
Je continue d’expérimenter.
Je continue de me remettre en question.
Et c’est sans doute ce que j’aime le plus dans ce chemin.
Plus j’avance…
Moins j’ai de certitudes.
Mais plus mon cœur s’ouvre au mystère.
Alors je terminerai simplement avec cette question.
Et si nous étions tous capables de canaliser, chacun à notre façon, sans même nous en rendre compte ?
Peut-être que la prochaine fois qu’une idée surgira de nulle part…
Que tu te réveilleras avec une réponse…
Que tu auras une intuition impossible à expliquer…
Ou que tu créeras quelque chose qui te dépasse…
Tu t’arrêteras quelques secondes.
Et tu te demanderas, avec curiosité…
« Et si… »
Parce qu’au fond, je crois que les plus belles réponses naissent souvent d’une simple question.
Et c’est peut-être là que commence le véritable voyage.

